EIP-Québec, Journée de formation, 27 mars 1999

Par Fabienne Theytaz

 

Une journée de formation - la première du genre - a été organisée à l’intention des membres de la section québécoise de l’ÉIP. Une vingtaine de personnes se sont ainsi retrouvées dans une salle de l’UQÀM en ce samedi printanier 27 mars.

Au programme:

Prenez une vingtaine d’ "ÉIPistes", mettez-les ensemble et, sans plus tarder, cherchez un point commun: leur intérêt pour la paix, certes, mais quoi d’autre encore? Les 20 personnes présentes ont eu la surprise de se voir quasiment toutes insérées dans le milieu éducatif et ce, à tous les échelons : étudiants de CEGEP ou universitaires, professeurs de la maternelle à l’université, conseillère pédagogique ou pédagogue, sociologue ou encore animatrice de pastorale. Détendez bien l’atmosphère, offrez-leur quelques savoureux croissants et du café corsé, puis répartissez-les aux quatre coins de la salle, en prenant soin de séparer les bleus (chantiers d’activité) des jaunes (l’économie et la pensée magique), et les verts (l’intérêt politique et les stratégies médiatiques) des bruns (la question juridique). Portez-les à ébullition jusqu’à ce que chaque couleur s’imprègne de son texte et en sorte le nectar. Brassez le tout, panachez chaque tablée aux couleurs arc-en-ciel, remuez les méninges jusqu’à ce que le mélange prenne et vous obtiendrez une étonnante mayonnaise aux reflets multicolores. Ou, en d’autres termes, comment le même texte a été compris et approprié par les différents groupes, permettant d’élargir la réflexion sur les grandes questions concernant directement l’établissement de la paix dans le monde, à partir de la perspective de l’ÉIP.

Au terme de cette matinée de formation interactive, Jean Hénaire - l’auteur du document qui venait d’être travaillé ("L’Association mondiale pour l’ÉIP: une idée, un projet, un mouvement"), a présenté aux participants les objectifs de cette réflexion:

Ces cinq objectifs définissent les points importants de l’ÉIP, à savoir:

Il s’agit en fait pour l’ÉIP de travailler à tous les niveaux du système éducatif, autant en amont qu’en aval. Invitation est faite aux membres d’œuvrer le plus sérieusement possible, chacun à son niveau, afin d’être crédible.

La journée s’est poursuivie en ateliers, afin de définir des perspectives pour l’ÉIP en contexte québécois. Parmi celles-ci, chaque groupe en a dégagé une prioritaire, ce qui a donné la liste suivante:

L’échange qui a suivi entre tous les participants a mis en évidence plusieurs points d’attention pour la réalisation concrète de ces propositions, comme, par exemple: le souci de répondre à un besoin réel pour qu’une action puisse être entreprise, rechercher la spécificité de l’ÉIP par rapport aux autres associations du même genre, élargir le mouvement de l’ÉIP… que chaque membre en amène un nouveau dans l’année.

Cet échange a tourné rapidement en un débat d’un autre type, imprévu, suite à la réaction d’un participant, qui se demandait en quoi cette recherche de priorités et d’actions entrait dans une journée de formation. Quelques autres membres se posant du coup la même question, proposition a été faite à chacune et chacun de définir ses propres désirs par rapport à l’ÉIP. Ce groupe étant tout à fait nouveau et se rencontrant pour la première fois avec autant de participants, ce temps d’échange a permis de "prendre la température" des attentes. Celles-ci se situent à plusieurs niveaux:

Le mot de la fin est revenu à Jean Hénaire, qui a aussitôt répondu aux attentes de formation sur la DUDH et l’ÉIP. L’ÉIP et son petit frère, le CIFEDHOP (Centre international de formation pour l’éducation aux droits de l’homme et à la paix) ayant produit un certain nombre de documents de base à ce niveau, il suffit de les lire! Il en a profité pour rappeler à chaque membre l’importance de se former; ce ne sont d’ailleurs pas les ouvrages qui manquent en la matière.

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