Chili : en finir avec « l'éducation lucrative »

Depuis la dictature d’Augusto Pinochet, rappelle-t-on, l’éducation a été privatisée. « Les étudiants doivent s’endetter sur dix ou quinze ans, parfois plus, pour pouvoir obtenir un diplôme. Un graal qui n’est pourtant pas toujours si légitime que ça. Lire la suite De nombreux étudiants chiliens ont l’impression d’être considérés comme des clients dans une université régie par la logique du bénéfice, sans forcément fournir une éducation de qualité. » Selon le porte-parole de la coordination nationale des lycées chiliens, Moisés Paredes, le secteur éducatif de son pays est fortement infiltré par des investisseurs qui créent des écoles pour les revendre au prix fort. « Il y a une forte inégalité entre les élèves du privé, venant des familles qui ont les moyens de payer des frais d’inscriptions, et les élèves des écoles publiques. »

http://mondeacinter.blog.lemonde.fr/2013/10/23/au-chili-les-etudiants-ne-veulent-plus-etre-des-clients/

Moisés Paredes, lycéen, porte-parole de la CONES, président du syndicat de son lycée (Arturo Allessandri Palma, Santiago) et ambassadeur d'une chaire parrainée par l'Unesco pour l'accès à l'éducation supérieure © Tom Lanneau